Lutter contre les plantes invasives

Les plantes invasives sont des plantes exotiques envahissantes, introduites par l'homme (après l'an 1500) en dehors de leur aire de répartition naturelle. Elles sont capables de se naturaliser, donc de survivre et de se reproduire dans la nature. Elles présentent de grandes capacités de dispersion conduisant à une forte augmentation de leurs populations.



Se multipliant de manière souvent incontrôlable, elles envahissent les milieux naturels qu'elles perturbent, parfois profondément. Dominant la végétation, elles limitent le développement de la flore et de la faune locale et modifient les équilibres naturels locaux auxquels elles ne sont pas adaptées. Leur installation dans notre environnement est généralement synonyme d'une perte de biodiversité autochtone. 



A ce titre, elles sont une cause importante de disparition des espèces. Tout autour de nous, nous pouvons en observer les effets et parfois en subir les conséquences : terrains contaminés par les renouées, bords de chemin couverts de Berce du Caucase, sous-bois envahi de cerisier tardifs... D'autres moins connues s'attaquent aux pelouses calcaires comme le cotonéaster. Elles sont particulièrement problématiques dans les milieux aquatiques et certaines posent des problèmes de santé publique, comme la berce du Caucase qui provoque de graves brûlures.



Les coûts liés à leur gestion sont très élevés. S'en débarrasser dans son jardin n'est pas toujours facile. Pour éviter de renforcer le problème, la meilleure solution est de limiter autant que possible leur dissémination, par la gestion et la réduction de nouvelles introductions. Pour cela, il faut les connaître. 





L’installation des plantes invasives réduit considérablement la diversité locale.



Berges envahies par
la Renouée du Japon
 
La végétation est beaucoup
plus diversifiée dans les milieux non envahis
 
Auteur Unité Biodiversité et Paysage, ULG-GxABT Auteur Unité Biodiversité et Paysage, ULG-GxABT