Le plan communal de développement de la nature

Les populations animales et végétales ont de tous temps fluctué en fonction des conditions du milieu.  Au cours du 20ème siècle cependant, les pressions directes et les modifications profondes dans les modes d’occupation et d’exploitation du territoire ont été telles qu’elles ont entraîné des boulversements allant jusqu’à l’intensification de la disparition d’espèces.   L’enjeu actuel est donc d’enrayer le processus de dégradation et de recréer des conditions favorables à l’accueil de la vie sauvage sur l’ensemble du territoire.

 

La conservation de la nature et de la biodiversité ne signifie cependant pas l’arrêt des activités humaines.  Une bonne part des paysages et des habitats semi-naturels appréciés aujourd’hui sont le résultat par exemple d’anciennes pratiques agro-pastorales.  Néanmoins, la stabilité écologique de ces paysages modernes et des diverses espèces de la flore et de la faune est également menacée au fur et à mesure que la terre est abandonnée ou marginalisée.  Pour pouvoir maintenir des paysages aussi appréciables, il est donc nécessaire de développer des activités de gestion et de protection des habitats.  Le Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN) est un de ces outils.  En effet, il a pour but de préserver ou d’améliorer le patrimoine naturel et paysager d’un territoire, tout en respectant et en favorisant le développement économique et social des habitants.  En d’autres mots, le PCDN vise à  promouvoir le développement des valeurs naturelles et paysagères et à maintenir ou à constituer un réseau écologique au niveau communal, en s’efforçant d’y faire participer tous les acteurs locaux concernés.

 

Consciente de ces enjeux et de l’efficacité de l’outil à mettre en place, la Ville de Namur a décidé de poser sa candidature et de faire partie des 40 premières administrations communales wallonnes qui ont développé un PCDN.  La charte du PDCN de Namur définissant le cadre de son action a été ratifiée en octobre 2002.