En pratique

Auteur E. DUCHENE

 

Dans les faits, la gestion différenciée peut se matérialiser, selon les endroits, les contraintes locales et les choix d'aménagements, par: 



  • La diminution de l'utilisation des produits phytosanitaires, grâce à l'utilisation d'auxiliaires (lutte biologique), de moyens mécaniques ou thermiques de destruction des indésirables ou par l'utilisation de plus de plantes vivaces et de couvre-sols. 
  • Une modification des techniques de taille, en privilégiant des haies en forme libre demandant peu d'entretien au lieu des murs végétaux taillés au cordeau et des moments d'intervention les moins perturbant possible pour la faune.
  • La limitation des tontes en remplaçant les pelouses tondues 1 fois par semaine par des tontes plus espacées ou mieux, par des prairies fleuries fauchées 1 x par an. L'augmentation de la hauteur de coupe favorise également la diversification des espèces.
  • L'utilisation de paillage végétal, qui nourrit le sol (moins d'engrais), facilite l'entretien en diminuant l'installation d'indésirables (moins d'herbicides) et réduit l'évaporation donc les pertes d'eau.
  • Une diminution des apports d'eau potable, grâce à la récupération d'eau de pluie, le choix d'espèces moins exigeantes et mieux adaptées et l'utilisation de moyens limitant les pertes d'eau tel que le paillage.
  • Une bonne gestion des déchets verts, compostage et réutilisation.
  • La création de zones refuges entretenues de manière moins régulière pour moins perturber la faune et la microfaune. Le remplacement du bêchage par le binage.
  • Le choix d'espèces indigènes, mieux adaptées et moins exigeantes, en équilibre avec la faune locale et la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, les plantes invasives...