Des exemples à suivre
Des combles et clochers pour accueillir la faune sauvage
Le réseau des refuges potentiels pour la chouette effraie, les chauves-souris, les choucas et autres martinets fait partie intégrante du maillage écologique. Il est particulièrement visé par l’opération « Combles et Clochers » menée par la Région wallonne en collaboration avec les Villes et Communes de Wallonie. Concrètement, il s’agit d’augmenter les qualités d’accueil de certaines parties de bâtiments, par ailleurs peu utilisées, comme les combles et clochers d’églises. Pose de nichoirs, aménagements d’accès sélectifs sont autant d’actions concrètes qui favorisent le maintien, dans nos villes et campagnes, de certaines espèces pour la plupart protégées.
A Namur…
La Ville de Namur a signé la Convention « Combles et Clochers » en juillet 2004. Un inventaire complet des sites répertoriés a ensuite été réalisé conjointement par la Région wallonne et le service Eco-conseil. Ce sont finalement quelques 18 sites qui ont été aménagés en 2004-2005 pour l’accueil de diverses espèces. Le suivi des lieux aménagés est assuré par le service Eco-conseil qui effectue régulièrement des tournées d’inspection, afin de relever notamment les traces éventuelles déposées sur des zones témoins installées dans les sites.
Et vous ?
Favorisez l’accueil de la faune sauvage à la maison. Une tabatière peut se transformer en chiroptière et donner accès à un grenier peu utilisé, quelques aménagements sous corniches favoriseront l’accueil du martinet… seuls les moustiques en pâtiront !
Créer des vergers d'anciennes variétés
Promouvoir d’anciennes variétés de fruitiers est essentiel pour la sauvegarde de notre patrimoine. Créer une multitude de parcelles arborées contribue à l’amélioration du maillage écologique mais permet surtout de mener une véritable politique de conservation génétique de ces variétés trop souvent oubliées.
A Namur…
L’opération « Pomme au logis » en 2004 s’adressait aux Namurois qui souhaitaient créer ou recréer des vergers de pommiers basses-tiges dont la plupart d’anciennes variétés. Un vade-mecum reprenant les éléments essentiels pour d’une part, concevoir et installer un verger et d’autre part, découvrir des variétés parfois oubliées, permettait à tout un chacun de définir ses besoins et d’opérer ses choix. Ce sont ainsi 198 mini vergers de 5 pommiers qui ont été implantés sur le territoire namurois. Un véritable succès. L’opération «prune de Namur», quant à elle, a permis de distribuer gratuitement aux Namurois 700 pruniers «mi-tiges» à implanter chez eux. Cette distribution a été complétée par l’édition d’une brochure entièrement consacrée à la prune de Namur : histoire, caractéristiques de l’arbre et des fruits, recettes régionales. En matière de sensibilisation, la Ville a souhaité mettre en avant l’aspect gustatif de ces produits du terroir afin de leur faire retrouver le chemin de nos assiettes. C’est dans ce cadre que divers livrets ont été édités tels que « La cuisine du verger », « Le guide pratique de la fabrication artisanale des vins de fruits », « Mange ta soupe », « Les oubliés du potager » et « La Conservation artisanale des fruits ».
Et vous ?
Nul besoin d’un vaste jardin pour y implanter quelques fruitiers basses-tiges. Un ou deux ares suffisent. Privilégiez les anciennes variétés rustiques.
Des bois certifiés pour une gestion durable de nos forêts
La certification des forêts concerne les méthodes de production du bois. Elle vise à garantir à l’acheteur que le bois est issu de forêts gérées d’une manière «durable», c’est-à-dire en tenant compte des aspects sociaux, économiques et environnementaux. Actuellement, il existe deux systèmes de certification. Le FSC (Forest Stewartship Council) : cette organisation mondiale, non gouvernementale, indépendante et sans but lucratif, a été fondée il y a un peu plus de 10 ans. Elle regroupe diverses organisations environnementales, sociales, des gestionnaires forestiers, des négociants… Le PEFC (Pan European Forest Certification) : cette association européenne regroupe actuellement des pays membres de l’Union Européenne dont la Belgique. Elle a en charge la reconnaissance des systèmes nationaux de certification forestière. Ce sont aujourd’hui 235.320 hectares de forêts ainsi certifiées, soit 43% de la forêt wallonne.
A Namur…
En mai 2002, le Conseil Communal a ratifié la charte de gestion forestière durable. De cette manière plus de 300 hectares de bois communaux participent concrètement à la mise en place d’une véritable certification du bois wallon.
Et vous ?
Chaque propriétaire, petit ou grand, peut adhérer à la certification et s’engager de la sorte à gérer durablement ses bois et forêts.

Des kilomètres de haies pour développer la biodiversité
Les haies constituent un élément important de nos paysages. Elles jouent un rôle déterminant dans la protection de notre environnement et tout particulièrement dans le développement de la biodiversité et accueillent une grande diversité d’espèces sauvages. Comme brise-vent, elles jouent un rôle indéniable pour nos cultures et constituent un élément déterminant de lutte contre l’érosion. Le long des ruisseaux, elles maintiennent les berges et régularisent l’écoulement des eaux.
A Namur…
Soucieuse de promouvoir la plantation de haies, la Ville a proposé aux Namurois en 2003 et 2005 de participer à une vaste opération visant à planter des haies d’espèces indigènes. Sureau noir, prunellier, noisetier, bourdaine, aubépine… étaient ainsi mis à l’honneur. Sur ces deux années, ce sont plus de 30 kilomètres de haies qui ont été plantés sur domaine privé représentant ainsi plus de 90.000 plants offerts par la Ville.
Et vous ?
Chez vous, plantez une haie d’espèces indigènes, elle vous apportera le plaisir d’un feuillage et d’une floraison diversifiés.
Aider les batraciens à traverser nos routes
Chaque année, des centaines de batraciens rejoignent leurs lieux de reproduction et sont amenés à traverser les routes de nos campagnes. Ce voyage se révèle périlleux pour bon nombre d’entre-eux. La mortalité des batraciens due à la circulation dépend essentiellement de l’intensité du trafic routier et de l’importance des passages migratoires. Les voitures peuvent décimer jusqu’à 90% d’une population, mettant sa survie en péril. Dès lors, certains passionnés de nature ont décidé d’intervenir pour en sauver le plus possible et éviter ainsi que les populations ne disparaissent. On peut employer différentes techniques : la plus facile est le placement de barrières provisoires permettant la capture des individus avant qu’ils ne posent une patte sur le bitume. Des bénévoles se chargent alors de les relâcher de l’autre côté de la route, en toute sécurité.
A Namur…
La Ville de Namur apporte un soutien logistique aux bénévoles désireux de faciliter la traversée des batraciens sur un tronçon de route près de chez eux. Ces bénévoles assurent le suivi durant toute la période de migration en effectuant des passages journaliers le long de barrières. Ce ramassage est comptabilisé de manière précise et les données ainsi récoltées sont transmises à des fins de statistiques.
Et vous ?
Rejoignez les équipes de bénévoles existantes ou créez une équipe locale. Pour ce faire, contactez le 0800/935.62.
Coup de pouce aux hirondelles de fenêtre
Parce qu’elle occupe les villes et les villages, parfois en colonies importantes, l’Hirondelle de fenêtres peut paraître omniprésente. Pourtant, ses populations diminuent de façon inquiétante. En Wallonie comme dans les régions voisines, ces messagères du printemps sont notamment menacées par la réduction du nombre de leurs proies due à l’utilisation des insecticides et à la pollution de l’atmosphère, la destruction directe de leurs nids lors de rénovations de façades ou suite aux salissures dues aux fientes, le manque d’hospitalité des façades des maisons modernes et la difficulté de trouver en ville l’élément essentiel à la construction de leurs nids : la boue.
A Namur…
En collaboration avec la société ornithologique AVES, la Ville a souhaité mettre sur pied une campagne de sensibilisation des Namurois. Le terme « problématique » n’est pas usurpé puisque les colonies observées à Namur ont diminué de moitié en seulement 10 ans. Un feuillet de sensibilisation reprenant une description de l’espèce, son statut de protection… et donnant des exemples de techniques d’aménagements a donc été édité et distribué de façon ciblée dans les immeubles namurois occupés par des colonies d’hirondelles de fenêtres. Des actions de sensibilisation du public et des écoles ont également été organisées dans le cadre de la Semaine de la Ruralité 2003 et lors d’excursions organisées en mai-juin 2004.
Et vous ?
Réalisez quelques aménagements en faveur des hirondelles et accueillez la nature sous vos corniches. Il suffit de placer une planchette (25-30 cm de large) juste sous le nid (environ 15 cm) en laissant un petit espace (3-4 cm) entre la planchette et la façade. Les fientes s’accumuleront dès lors sur la planchette au lieu de souiller la façade. Si vous devez procéder à la rénovation d’un bâtiment ou à la réfection d’une façade, veillez à privilégier les saisons hors nidification, c’est-à-dire de septembre-octobre jusqu’en mars. Lors des travaux, veillez, si possible, à ne pas enlever systématiquement les nids afin d’encourager la réinstallation des hirondelles. Au cas où tous les nids devraient être enlevés, il est particulièrement important d’installer quelques nichoirs afin de faciliter la recolonisation.
Le contrat de rivière de la vallée de la Haute-Meuse
Le Contrat de Rivière est une démarche participative, centrée autour d’un fleuve ou d’une rivière et de son bassin versant. Par le biais de collaborations transversales entre les différents gestionnaires et utilisateurs, diverses actions sont menées dans le but de concilier les multiples fonctions et usages du cours d’eau mais aussi de ses abords et des ressources en eau de son bassin. D’autres objectifs sont également poursuivis : le développement d’une meilleure connaissance du milieu aquatique et la préservation des vallées dans une perspective de développement durable.
A Namur…
La dynamique du Contrat de Rivière de la Vallée de la Haute-Meuse a été initiée il y a 15 ans et rassemblait six communes limitrophes riveraines de la Meuse : Namur, Profondeville, Yvoir, Anhée, Dinant et Hastière. La charte du Contrat de Rivière a été ratifiée par le Conseil Communal et deux programmes d’actions ont été menés afin de rencontrer les objectifs évoqués plus haut. Actuellement, le Contrat de Rivière de la Haute-Meuse regroupe près de 84 partenaires. Outre les Communes, la Province de Namur et différents Services de la Région wallonne, on y rencontre des partenaires tels que les associations Nature, les Fédérations de pêcheurs, les Universités, la Chambre du Commerce… Depuis 2002, plus de 35 actions ont été réalisées dans le cadre du Contrat de Rivière (sur 40 prévues dans le programme 2002-2005). Parmi celles-ci on peut citer : l’action rivières propres, l’exposition Cool La Meuse, des animations saumons à l’école de Wépion, des balades diverses autour du fleuve, la sensibilisation à la valeur biologique des rochers de la vallée, l’information des riverains du fleuve sur les risques de pollution liés aux citernes à mazout et diverses actions didactiques dans les écoles riveraines de la Meuse à Jambes, Basse-Enhaive et La Plante.
Et vous ?
Evitez les actions néfastes pour le milieu aquatique telles que le rejet de divers produits et déchets verts dans les cours d’eau ou le déversement de substances toxiques dans vos canalisations.
Quand le pré refleuri
Un pré fleuri est composé d’une grande variété de plantes à fleurs comme le bleuet, la knautie, le géranium des prés, mais aussi la petite marguerite ou le thym serpolet. La liste n’est pas exhaustive ! Toutes ces fleurs allient leurs coloris tout au long de la bonne saison. Les végétaux composant le pré fleuri se développent bien en milieu pauvre. Ils présentent un développement moins exubérant que les « herbes » avides d’azote ! Une seule fauche tardive par an est alors suffisante pour l’entretien de ces zones semi-naturelles. Les prés fleuris attirent une faune variée : oiseaux, insectes, petits rongeurs. Parmi celle-ci, certains sont des auxiliaires précieux dans la lutte contre les ravageurs des cultures : les syrphes et les coccinelles sont les plus connus. L’utilisation des pesticides peut ainsi être réduite.
A Namur…
Afin de promouvoir ce type de gestion originale et de pouvoir disposer de sites de démonstration à des fins didactiques, le service des Espaces verts a décidé d’aménager des prés fleuris sur quelques ronds points et îlots pour une surface totale de plus de 2.000 m². Il faut également ajouter à cela les 300 m² de prés de fauche implantés sur le site du verger didactique de Temploux. L’implantation des prés de fauche a été réalisée par semis mais également par implantation de plantes en godets. Parmi les variétés utilisées, on peut citer le lotier corniculé, l’achillée millefeuille, la mauve musquée ou encore le compagnon blanc. Pour avoir des chances de se maintenir de façon durable, le semis doit être effectué en mai ou en septembre sur un sol relativement pauvre et chaud, de préférence exposé au sud.
Et vous ?
Accueillez un pré fleuri dans votre jardin, une idée simple pour un résultat spectaculaire.
Quand les plantes font le mur
La pression exercée par l’homme sur le milieu va grandissant. Ainsi la pression immobilière, les travaux routiers et la réfection de nos voiries et trottoirs ont pour conséquence inévitable d’engendrer une raréfaction des espaces semi-naturels. L’utilisation du sol laisse de moins en moins de place au développement de la nature risquant même de compromettre gravement la durée de vie de nos arbres. Et pourtant, le végétal a lui aussi droit de cité.
A Namur…
C’est au travers d’un projet de verdurisation de nos espaces urbains et en particulier de nos murs, façades de maisons et grilles d’entrée que la Ville a souhaité agir concrètement. Pour ce faire, elle a pu compter sur l’aide inestimable des lierres, chèvrefeuilles, vignes en tous genres ou hortensias grimpants pour mener à bien son projet. Ces plantes s’entortillent, escaladent les clôtures, grimpent aux façades des immeubles et quel que soit le support, leur feuillage, leur floraison et leur fructification abondent même là où leurs racines disposent de peu d’espace. Selon les goûts et les effets recherchés, elles créent des volumes, donnent une allure champêtre aux murs les plus austères et accueillent l’un ou l’autre insecte ou oiseau de nos villes. Ce sont ainsi plus de 1.000 plantes grimpantes qui ont été distribuées à celles et ceux qui souhaitaient participer à cette vaste opération visant à reverdir nos quartiers. La Ville a également édité un guide intitulé « La magie des plantes grimpantes ».
Et vous ?
Placez en façade une plante grimpante et apportez un coin de verdure dans nos quartiers souvent trop urbanisés.
Le fauchage tardif des bords de route
Les bords de routes peuvent constituer des refuges pour de nombreuses espèces animales et végétales. Aménager et préserver ces milieux est donc un impératif pour le maintien de la diversité de la nature et la sauvegarde du milieu naturel. La fréquence et la période de fauchage influencent de manière déterminante la diversité biologique en permettant à un maximum d’espèces végétales de fleurir et de fructifier, aux animaux tributaires de la végétation herbacée d’y trouver une nourriture abondante et d’arriver au terme de leur cycle de reproduction. En plus des zones à fauchage tardif annuel, il est intéressant de préserver des "zones refuges" qui ne seront fauchées que tous les deux ou trois ans.
A Namur…
Après ratification par le Conseil communal en mars 2000 de la convention « bords de routes » proposée par la Région wallonne, la Ville a mené diverses actions afin de pratiquer un fauchage tardif de ses bords de routes. Pour ce faire, il a été nécessaire de réaliser un inventaire sur le territoire communal des talus intéressants qui ont fait l’objet d’une localisation précise sur planche cadastrale. Des consignes strictes pour les opérateurs responsables du fauchage des bords de routes ont été données de manière à gérer au mieux ces espaces. 40 panneaux d’information localisant les zones où le fauchage tardif est pratiqué ont été installés. Enfin, la sécurité routière n’a pas été oubliée. Ainsi, le fauchage aux abords des carrefours, dans les tournants à faible visibilité et autour du mobilier urbain est particulièrement soigné et un fauchage régulier sur une bande de 1m de largeur est assuré pour garantir la sécurité des usagers.
Et vous ?
Favorisez la biodiversité et réservez quelques parcelles de votre jardin au fauchage tardif.
Des moutons rustiques à la citadelle !
Pratiquer le pâturage extensif est une façon économique et écologique de maintenir ouvertes de grandes étendues d’espaces semi-naturels. Ce type de gestion est de plus en plus utilisé en Europe que ce soit pour la gestion des réserves naturelles ou la prévention des incendies en forêt. La formule la plus utilisée est le pâturage par des moutons rustiques qui ne réclament pas beaucoup d’eau et peuvent se déplacer sur de fortes pentes.
A Namur…
Les pentes abruptes de la Citadelle et ses fossés sont des milieux qui doivent être régulièrement entretenus afin d’éviter une recolonisation rapide par le taillis. Conduit par différents services de la Ville, un projet de pâturage par du bétail rustique a été développé en collaboration avec le Centre des Technologies Agronomiques de la Communauté française, de Strée, qui met à disposition un troupeau durant la saison estivale. Ces moutons rustiques descendent d’une vieille race wallonne, les « ardennais roux ». Ils prennent leurs quartiers d’été sur la Citadelle de Namur dès le mois mai. Le service Eco-conseil assure le suivi du troupeau sur le terrain. Ce projet s’inscrit dans une série d’actions mettant en valeur le côté « nature » de la Citadelle.
Et vous ?
A l’image du pâturage sélectif, préservez différents types de végétations au jardin et favorisez la diversité de la flore et de la faune.
Pour en savoir plus, consultez la rubrique « Publications » de ce site.









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