Auprès de mon arbre

Auprès de mon arbreA Namur, l’arbre s’épanouit pleinement sous ses multiples facettes : en zones urbanisées ou dans les campagnes, il se décline en forêts, alignements, haies, vergers.  Couvrant près d’un quart du territoire, les forêts de l’entité de Namur sont diversifiées et accueillantes.  Elles remplissent à merveille leur rôle multifonctionnel.  Certaines vallées comme celle de la Gelbressée hébergent même quelques écosystèmes forestiers remarquables.  Mais, l’arbre joue également un rôle esthétique essentiel.  Isolé, en allée, en drève ou en haie, il façonne le paysage, rythme les avenues, ombrage les places et agrémente nos parcs.  Plus de 1.400 arbres et haies bénéficient d’un statut de protection comme « arbre ou haie remarquable ».  Enfin, de nombreuses entités comme Dave, Flawinne, Malonne et Wépion recèlent plusieurs dizaines de vergers parmi les plus beaux et intéressants de Wallonie.  Outre la production de fruits savoureux issus d’anciennes variétés locales telles que la prune de Namur et la Gueule de mouton, ils constituent souvent les derniers refuges pour une flore et une faune spécifiques.  On peut y observer notamment la chouette chevêche et le pic épeiche.

 

Le bois de la Vecquée (Malonne) Le bois de la Vecquée (Malonne)

 

Bien connu des promeneurs namurois pour ses chemins d’accès libre, le Bois de la Vecquée, à Malonne, est un vestige de l’important massif forestier appelé « Forêt de Marlagne ».  Autrefois,  cette forêt couvrait un vaste territoire s’étendant du confluent de la Sambre et de la Meuse jusque Bois-de-Villers (Profondeville) et Sart-Saint-Laurent (Fosses-la-Ville).  Au fil des ans, ce massif vit passer différentes armées qui assiégèrent la Citadelle.  C’est au milieu du XIXème siècle que l’on construisit neuf forts détachés autour de Namur, dont celui de Malonne aujourd’hui classé en réserve naturelle pour son important réseau de couloirs et de souterrains qui abrite plusieurs espèces rares de chauves-souris.

 

La forêt domaniale de Marche-les-Dames La forêt domaniale de Marche-les-Dames

 

Pas de doute, la forêt domaniale de Marche-les-Dames est l’un des espaces boisés les plus remarquables de la Province de Namur.  Son histoire, ses richesses botaniques, sa localisation et son intérêt en matière de biodiversité retiennent depuis longtemps l’attention de ses gestionnaires.  Pour l’heure, plus de 40 % de la superficie de la forêt (qui compte quelques 260 hectares) représentent « une zone naturelle d’intérêt scientifique ». L’ensemble est inclus quant à lui dans « une zone d’intérêt paysager au plan de secteur ».  La diversité de la végétation qui couvre la forêt engendre naturellement une faune très riche. Des insectes aux mammifères, en passant par les oiseaux et les batraciens, de nombreux hôtes évoluent dans cette forêt domaniale.  Le bois comporte une superbe promenade balisée de plus de six kilomètres, qui débute devant la gare de Marche-les-Dames.

 

Le bois communal du Sart-Hulet (Jambes)Le bois communal du Sart-Hulet (Jambes)

 

D’accès libre, le bois du Sart-Hulet s’étend sur une superficie de 17 hectares. Il se situe entre le Bois Brûlé à Erpent, dont il est séparé par la voie de chemin de fer Namur-Luxembourg, le lotissement du Sart-Hulet et le domaine militaire à Jambes.  L’ensemble est constitué d’une forêt feuillue diversifiée (coupée en son centre par la rue du Sart-Hulet) et d’une friche herbacée ouverte abritant plusieurs espèces botaniques intéressantes.  Très fréquenté par le public, le bois est sillonné de nombreux chemins et pistes tracés par l’usage.  Pour prolonger le plaisir de cette balade, un visite du « Bois brûlé », espace forestier tout proche, s’impose.

 

Le verger de TemplouxLe verger de Temploux


Ce verger de trois hectares rassemble aujourd’hui 152 arbres fruitiers de variétés et de tailles différentes.  Pommiers, pruniers, poiriers, cerisiers griottes, néfliers d’anciennes variétés locales et une collection de cerisiers nanifiés s’y côtoient sous forme d’arbres de hautes et de basses tiges. L’ensemble est complété de 18 espaliers sur lesquels plusieurs types de tailles de formation ont été appliqués permettant au visiteur de visualiser les formes classiques en cordon, en U simple et double… Une haie vive, conduite en haie libre, de plus de 439 mètres, partiellement gérée en haie tunnel pour pouvoir observer sa vie intérieure, composée de châtaigniers, cornouillers mâles, prunelliers, bourdaines, viornes obiers, pommiers sauvages, sureaux, sorbiers des oiseleurs, noisetiers, saules blancs, fusains d’Europe et groseilliers rouges protège le verger des vents froids du Nord. L’optique de conservation de la nature et d’anciennes variétés fruitières rencontrées autrefois dans la Province de Namur a toujours guidé les aménagements réalisés dans le verger. Dans ce cadre, l’utilisation de pesticides est proscrite dans la conduite des arbres fruitiers.  Plusieurs facteurs permettent de réduire les risques de maladie, et donc la nécessité de traitement. Les actions suivantes  sont notamment menées :

 

  • le choix de variétés locales résistantes aux maladies (RGF – Ressource Génétique Fruitière) telles que le chancre et la moniliose… Ces variétés proviennent notamment de la Station de recherche de la Faculté des Sciences agronomiques de Gembloux et du centre régional des ressources génétiques de Villeneuve d’Ascq, en France.
  • le placement de perchoirs à rapace (lutte contre les rongeurs, nombreux sur la parcelle et préservation de l’apex des arbres) ;
  • l’utilisation systématique de mulching au pied des haies et des arbres fruitiers plutôt que de désherbants ;
  • l’usage d’engrais organiques naturels à la plantation ;
  • la mise en place d’un rucher en collaboration avec un apiculteur local et de ruchettes à abeilles solitaires (amélioration de la pollinisation des arbres fruitiers) ;
  • le semis de bandes fleuries composées d’un mélange « spécial verger » destiné à attirer les auxiliaires de lutte à proximité des arbres fruitiers.

 

La mise en place de ce verger au lieu dit « Batys de Soye » est le fruit d’une collaboration étroite entre la Ville de Namur et le Département « Lutte Biologique & Ressources Phytogénétiques » du Centre Wallon de Recherches Agronomiques (CRA-W) de Gembloux.  Des démonstrations de taille ainsi que des visites guidées y sont régulièrement organisées.  En 2010, le service Espaces verts a finalisé l’aménagement du verger par l’introduction de variétés issues de croisement de fruitiers anciens produits par la Station de recherche de la Faculté des Sciences Agronomiques de Gembloux et mis en culture dans le cadre d’un contrat passé avec les pépinières de Louveignée. La vingtaine de sujets concernés sont conduits en basse tige. Vingt-huit variétés de plants de vignes dont dispose le service Espaces-verts y ont également trouvé leur place à l’automne 2002.

 

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